2025 : Jonathan récolte Junior, un 8 pointes de 220 lb – encore une fois, c’est pas fini tant que c’est pas fini

Il y a des histoires de chasse qui marquent une vie.
Pour Jonathan, la saison 2025 au chevreuil en fait clairement partie : sa première chasse seul dans une cache, un tir maîtrisé à l’arbalète, un gros 8 pointes de 220 lb vidé, baptisé Junior… et une fois de plus, la preuve vivante que :

« C’est pas fini tant que c’est pas fini. »


Des mois de préparation pour une semaine éprouvante

La chasse au chevreuil 2025 n’a rien eu d’un cadeau.
Le site avait été appâté et préparé pendant des mois. Tout était en place : caches, caméras, sentiers bien analysés.

Sur le terrain, le trio de chasseurs – Martin, Reynald et Jonathan – a fait ses heures. Pendant la semaine de chasse, ils ont vu plus de 100 chevreuils, mais presque uniquement des femelles. Côté mâles : à peine 2 ou 3 petits bucks tout au plus.

Les conditions étaient particulières :

  • Beaucoup de neige au sol
  • Des pistes extrêmement visibles
  • Facile de voir où les chevreuils circulaient

Malgré tout, aucun buck vraiment intéressant pour Martin, seulement quelques petits spikes sans intérêt pour la récolte. La stratégie était claire : chaque chasseur à son spot pour couvrir un maximum de territoire.

Mais après plusieurs levers à l’aube, à ne voir défiler que des femelles, l’épuisement a commencé à se faire sentir. La tentation de baisser les bras planait…

Sauf que dans cette famille-là, on a une règle d’or :

« C’est pas fini tant que c’est pas fini!!! »

Et heureusement, ils l’ont respectée.


Dimanche : la dernière chance… qui change tout

Le dimanche, dernière journée de chasse, Jonathan est dans sa cache à 5 h du matin. Il attend le lever du jour pour pouvoir crinquer son arbalète Excalibur en toute sécurité et se mettre en mode chasse.

Pendant ce temps, les caméras de chasse avaient déjà livré une information capitale :
À 4 h du matin, un gros buck de 8 pointes s’était présenté sur le spot de Reynald. Celui-ci espérait le revoir, le cœur un peu fébrile à cette idée.

Vers 6 h 30, c’est finalement Jonathan qui aperçoit le buck.
L’animal est loin, à environ 150–175 pieds de la cache. En une seconde, Jonathan passe en alerte totale.

Le chevreuil commet alors son erreur :
Il s’approche, attiré par l’odeur de la femelle qui était passée 15 minutes plus tôt. Il continue sa progression et se retrouve à environ 125 pieds de Jonathan, sur le point de sortir de l’angle de tir.

Jonathan le sait :
S’il le laisse avancer encore quelques pas, il n’aura peut-être plus de chance.


Le tir : un cœur visé, un cœur atteint

Déjà en position de tir, Jonathan vérifie une dernière fois :

  • Son arbalète Excalibur est bien crinquée
  • La flèche est bien en place
  • Le 8 pointes est plein cadre, à 125 pieds

Il prend sa décision.
Il vise le bas du cœur et déclenche le tir.

La flèche file droit, l’impact est parfait, dans une zone vitale idéale.
Le chevreuil fait un bond d’environ deux pieds vers l’avant et disparaît dans le bois en tentant de fuir.

Jonathan respecte la règle :
Il attend 15 à 20 minutes avant d’aller voir.


Le doute : aucune goutte de sang… puis le soulagement

En descendant de sa cache, Jonathan appelle son père pour lui annoncer la nouvelle et commence la recherche.

Problème :
Aucune trace de sang au départ.
Avec toute la neige au sol, s’il y en avait eu, elle aurait dû être facile à voir. Le doute embarque. Un petit pincement au cœur :
« Est-ce que je l’ai vraiment bien atteint? »

Martin lui donne alors le bon conseil :

« Suis les pistes, rentre dans le bois. »

Jonathan suit donc les traces laissées dans la neige.
Après environ 75 pieds, il aperçoit enfin une première goutte de sang. Puis une deuxième. Il tourne à gauche, revient un peu sur ses pas…

Et là, le moment magique :
Le 8 pointes est au sol, à moins de 35 pieds de la trail.

Jonathan n’en revient pas.
Seul dans sa cache pour sa première chasse indépendante au chevreuil, il vient d’abattre un superbe 8 pointes de 220 lb vidé.


Junior rejoint Buddy : la relève est officiellement là

Ce 8 pointes n’est pas anodin.
Avec ses 220 lb vidé, sa shape rappelle étrangement le 10 pointes de son père Martin – celui-là même qui a été honoré au Big Buck Club lors d’un banquet du North East Big Buck Club (voir : Banquet North East Big Buck Club).

La tête du chevreuil de Jonathan a été envoyée chez le taxidermiste pour un montage complet.
Elle sera installée à côté de la tête de “Buddy”, le 10 pointes de Martin (surnom donné par leur partenaire de chasse, Martin).

Le nouveau trophée a évidemment reçu son propre surnom :

Buddy & Junior
Deux panaches, deux générations, une même passion.


Une progression qui se raconte article par article

Ce succès 2025 ne sort pas de nulle part.
Il s’inscrit dans un parcours de chasse qui se construit depuis plusieurs années pour Jonathan – toujours aux côtés de son père Martin.

1. Les débuts : Martin, du sceptique au passionné

Tout commence avec l’histoire de Martin lui-même, qui est passée de sceptique à passionné de chasse, une transformation racontée dans :

👉 Martin Marceau : transformation d’un sceptique en passionné de chasse

C’est dans cette évolution que Jonathan a fait ses premières armes, souvent à côté de son père, à observer, écouter, apprendre.

2. 2024 : le premier chevreuil de Jonathan avec son père

L’année suivante, en 2024, un autre moment clé :

👉 Retour sur 2024 : Une première inoubliable – Jonathan récolte son premier chevreuil avec son père Martin Marceau

Cette saison-là, Martin a guidé Jonathan pas à pas : lecture des signes en forêt, respect de l’animal, éthique de tir. Résultat : un premier chevreuil récolté proprement, dans le calme, sous le regard fier de son père.

3. Matane 2025 : la persévérance jusqu’à la dernière minute

En 2025, Jonathan est également présent lors d’une chasse mémorable à l’orignal à Matane :

👉 Chasse à l’orignal à Matane 2025 : Quand la persévérance paye jusqu’à la dernière minute

Une expédition marquée par :

  • Des jours d’efforts sans tir
  • Des occasions refusées par éthique
  • Un buck récolté à quelques minutes de la fin
  • Et cette phrase devenue leitmotiv : « Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini! »

Ce même état d’esprit a guidé Jonathan jusqu’au dimanche matin de sa récolte 2025 au chevreuil.


Plus qu’un trophée : une histoire de famille, de valeurs et de persévérance

Le 8 pointes de Jonathan, Junior, c’est :

  • Le résultat de mois de préparation
  • Des levers avant l’aube, jour après jour
  • Des dizaines de chevreuils observés sans possibilité de tir intéressant
  • Une décision rapide mais réfléchie à 125 pieds
  • Un tir parfait au bas du cœur
  • Un suivi rigoureux, malgré le doute initial

Mais c’est surtout :

  • La continuité d’une tradition familiale
  • L’illustration d’une relève responsable et passionnée
  • La confirmation que les leçons de Martin portent fruit

Mot de la fin

Chaque histoire racontée sur Big Buck Marceau a un point commun :
Elles parlent de persévérance, d’éthique, de respect du gibier et de transmission entre générations.

L’histoire de Jonathan et de son 8 pointes Junior ne fait pas exception.

Alors peu importe la fatigue, la météo, le nombre de femelles qui défilent devant vous…
Souvenez-vous toujours :

Tant que ce n’est pas fini, ce n’est pas fini.

Bonne chasse à tous, et au plaisir !